(via saveyour-soul)
(via saveyour-soul)

Rhum-Champagne, c’est deux endroits réunis. L’un produit, l’autre consomme et inversement, et ils en abusent. Mes deux amours, l’alcool et la folie. L’un a féconder l’autre, l’autre à contredit l’un et ils ont crié, balancer des choses futiles qui semblaient trop lourdes, Rhum-Champagne c’est eux, c’est ce que je suis.
Et le mélange est fatale.
À mes fabulations et mes inconstances,
À dix-huit ans, on a le droit de …, mais à quoi bon !
Je m’emporte impertinente, fauve, troublée et repus d’allégresse.Ils ne veulent plus que je sois une enfant, ils ne veulent pas que je sois une adulte, j’ai envie de me défaire de tout cela. Et ils me retiennent. Ma fugue, filer à la parisienne, faire un tour de 195 et de ligne 4. L’indifférence du monde me réconforte et me peine, paradoxe des sentiments dans lequel je me retrouve. Le petit monde n’est pas homogène, du coup mon reflet n’est pas net, j’ignore à quel groupe je peux prétendre m’associer. J’avance aveugle et muette, je ne sais plus quoi faire. Je ne sais pas quoi faire de moi. J’ai trop ressasser mes frayeurs et j’ai omis de vivre. Il n’y a rien à regretter, ces travers mènent à de nouvelles passions et il y a tant de beautés sur terre.
Rater, c’est tellement plus facile, manquer, s’abstenir, s’absenter.
Un rictus qui dit j’ai peur de ne pas être à la hauteur, toutefois ma façade est solide, rien ne me bouleversera, ma fierté est là où l’on n’envisage pas de regarder.
La chance est mon pire ennemi, elle me pousse à la fainé-hantise. On y voit autant de légèreté que j’en ressent la gravité. J’essaie perpétuellement d’échouer, et ils se demandent pourquoi. Pour l’angoisse, qui donne à toute chose un gout âcre et qui permet de se détacher un peu des plaisirs de la vie et de ne plus avoir peur de la perdre. Je me suis trahi, j’essayais pourtant de ne pas me faire démasquer ! Tous détestent mes lamentations mais j’aime cette vie d’apparente euphorie et profondément morose.
Entre le plaisir et la douleur, je ne vois plus de fossé.
Je suis vivante ou bien en train de mourir, peut être, puisqu’il faut s’abandonner à tout pour jouir. Je fais des enfantillages et mes brouillons sont immatures. J’ai une jauge de mots à remplir, parler seule me rend folle à leurs yeux, il n’y a donc que l’écrit qui puisse me libérer.
Mes maladresses ont-elles des charmes ?
J’aimerais tant avoir du talent pour ce qui fait s’affoler mes sens, mais mes thèmes sont banals et mes mots imparfaits. Ma démarche est vile, les sévisses de ma médiocrité me rassurent et j’apprécie m’y conforter car elle est mienne.
Je n’ai déjà plus le temps d’aller, m’en aller, fuir et m’amuser.
J’dois voter. Les meilleurs moments de ma vie sont derrière et pas devant moi, j’ai encore l’impression de ne pas faire assez vite, de ne pas faire du tout. Alors, j’ai éteins la lumière et tiré les rideaux. Les schémas festifs tournent en rond: danser pour soi, effacer les autres, s’enivrer, ne plus penser, aimer les garçons quand même.
Avant tout était nouveau, on faisait le mur pour fumer dans une ruelle, assise sur un bout de bois, fouler les graviers et regarder le ciel. On était naïve et nos prétentions transpiraient la fraicheur et l’hédonisme. On imaginait des ailleurs, mais ailleurs c’est loin, ailleurs n’est pas un rêve. Hurler dans l’infini de la nuit, passer pour des ados en crise et sans éducation, se foutre du petit monde et puis mentir aux grands. Qu’est-ce qu’on ferrait pas pour un petit bonheur en éclat de rire. Bataille de boule de neige et style sur le skate-parc, “fais tourner la bouteille en plastique, de toute façon t’as pas l’âge”. Fantasmer, se transformer, faire des bulles et rester fidèle à nos codes. Eux pensaient qu’on jouait aux grands et nous on sait qu’on ne jouait plus.
Pour le reste, il n’y a qu’en l’Homme que j’ai foi même si je prie sans cesse. Non, je n’entend pas vos préceptes, vous mentez !
Suis-je si désespérée ou bien suis-je trop rêveuse ?
Oh et vous qui vous dites créatifs, vous manquez d’individualité, vous méprisez l’être lambda, pourquoi cherchez-vous une singularité ? Il n’y a rien d’authentique à s’affranchir de sa nature ! Le langage que vous utilisez n’est pas fait pour communiquer, il ne s’exprime que pour ceux que vous considérez comme vos pairs.
Mes tournures, elles aussi sont cryptées, c’est pourquoi vous n’avez rien saisie, c’est pas anormal, c’est à l’image de Rhum-Champagne: ça ne veut rien dire et ça n’a pas de sens.
Les gens ne comprennent jamais, ils ne veulent rien voir, il faut toujours qu’il y est une catastrophe pour qu’ils réalisent. Et même moi, il faudrait que j’ai un cancer pour arrêter de fumer. C’est peut être parce qu’on est “perdu d’avance” comme dirais Orelsan, ou peut être bien qu’on ne pourra jamais rien y comprendre, que c’est ainsi.

http://www.youtube.com/watch?v=78E_I_lVt5c
C’est toujours le bruit sourd de tes entrailles qui m’amène à toi, nos lumières et tes grondements du dehors, les courses des gens qui ont tous l’air d’avoir des rendez-vous et puis tes improbables rencontres, tes nuits ivres, défoncées, amusées, abusées, blasées, épuisées, déchaussées et puis disparues, mais jamais perdues. Non, car si nous nous perdons nous même avec toi, on ne peut s’égarer, on ne fait que découvrir l’envers, l’autre rive, les lieux secrets de nos errances et puis on oubli. Hilarités et euphories éphémères avec des inconnus dans tes ruelles aux heures froides et dépeuplés.
Eux viennent pour prendre des photos, réussir, consommer, se cultiver, distribuer, se la raconter, s’instruire, rêver, se frotter aux autres dans le noir; moi je viens pour te respirer, regarder battre ton coeur et ton artère coulée, pour sentir ton pouls et y calquer le mien, tu es mon berceau et je ne dors bien qu’en toi. Je regrette d’être l’enfant que tu n’as pas vu grandir car tu me donnes des ailes mais tu ne m’as pas appris à voler. Tu m’émerveilles sans fascination, les yeux grands ouverts et la bouche fermée. Je t’aime sans t’adorer, tu n’es pas un paradis sur terre, tu es mon petit coin à moi. Et vide, je te contemple, là j’ignore tout de toi, cependant que tu me montres ce que j’ai toujours aimé sans le connaitre et ce que j’aimerai toujours, peut être ?
Et même tes mendiants, ta pollutions, tes petits voleurs, tes vendeurs de porte-clés, de roses ou de tours Eiffel, tes pigeons, tes contrôleurs, tes clochards, tes dealeurs, tes ivrognes, tes snobinards, tes touristes, ta police, tes banlieusards, tes clubeurs. Et bien sûr tes étudiants, tes taxis, tes toits, tes artistes, tes quais, tes petits cafés, tes boutiques, tes tendances, tes locataires, tes décors, tes Vespas et tes fixies, tes parcs et tes ponts, tes bars et tes expos.
Ici les gens semblent plus extravagants que moi ou bien est-ce une mode ? Je me sens à ma place, et même dans tes vices, comme si ma chair t’avait mémorisé au premier jour, que depuis je m’étais construite pour toi, comme si nous étions définitivement liés. Tu as la vie en toi, les gens le savent, tu es magique, j’écoute tes incantations et me laisse entrainer. Je me réveille chez un autochtone et je rentre.
Ne me demande pas pourquoi, il n’y a pas d’explications et pourtant il n’y a que sur tes pavés que j’aime marcher. C’est peut être car je n’ai ni frères, ni soeurs, peut être car mes amis sont loin et que tu m’offres tout, à toutes heures, même quand tout le monde est parti, même quand rien ne va.
Tu es mon aventure d’un soir, mon ami éternel, mon mouchoir, ma fourrure, cette chanson, cette photo, mon espoir: l’illusion que tout ira bien.
(Source: esaatabithaaa, via fackingdope)
—SHAKESPEARE
@LcManon
Vivre sans temps mort, jouir sans entrave

http://www.youtube.com/watch?v=FAPtTS0TYtU
Hier, j’ai cru que je n’avais peur de rien, mais ma longue introspection dont seules les ombres révèlent les entrailles m’a été salutaire. Oui, tout est angoisse à mon âme, dès que j’entrevois de quoi nourrir mes désirs l’envie me coupe le souffle et cet effrois m’essouffle jusqu’à l’asphyxie. Juste avant que j’en meure j’y ai vu une forme d’illumination; et puis j’ai dormis.
Aujourd’hui j’ai décidé de vivre, me cacher derrière une supposé norme m’ennuie. Les charmes du silence ne sont plus sans ceux du brouhaha et tout est à la fois dérisoire et grave lorsque nous sommes seul spectateur de notre propre désarroi. Il a été facile de se noyer dans l’ivresse de la fête, de soulager ses tensions dans de douces vapeurs, de trouver du réconfort dans les bras des autres, encore plus de poursuivre ses rêves éveillée. Mais qu’adviendra-t-il de demain ? Continuerai-je à piétiner mes ambitions puisque je ne leur trouve pas de sens, resterais-je cynique et septique ou bien abandonnerai-je mes principes pour réaliser mon bonheur égoïste ? Combien de temps vais-je encore rejouer la scène des mes maux et pleurer celle de ceux du monde ?
Demain j’irai errer au grand jour, on me désapprouvera, on me haïra, mais ne le fait-on déjà pas ? Je ne me poserai plus la question, j’agirai avant de réfléchir : les imbéciles ont toujours de drôle d’histoires.
Demain, je porterai mon être, seule et unique condition à ma véritable existence et à ma folle liberté, je n’attendrai pas l’approbation ou la présence de ceux qui ne sont pas meilleurs que moi.
Demain, je ne chercherai pas un sens, une conduite, un destin, j’irai à l’opposé du vent, cueillir les bourgeons, ramasser les feuilles mortes.
Demain, plus rien ne sera défini ou prédéfini , mon coeur sera ouvert à toutes les tendances et toutes les sensibilités, dans la négation de la constance, dans la candeur et dans l’insouciance.
Demain, je m’étonnerai de tout et rien ne m’impressionnera, ma conscience guidera mes pas mais se laissera fumer par la naïveté et la joie.
Demain, mon sourire sera grand et mon regard triste, je porterai ma jupe courte et mon manteau long.
Il parait qu’il n’arrive rien de bon après 3H du mat, j’ai un exemple, cette conversation dont il se servira pour éloigner ce mec de moi ou peut être pour m’éloigner moi de cette bande qu’apparemment beaucoup convoite. Cette conversation qui me prouve qu’il ne méritait pas ma confiance et par dessus qu’il est lâche : oui, il a menti pour sauver sa peau, il a fait comme si de rien était, il ne m’a même pas regarder dans les yeux, car il n’a pas confiance en lui, et aussi car il a du avoir honte, cela semble être la seule chose qui puisse m’attendrir un peu. Je savais bien qu’il mentait aussi et pourtant je ne me suis pas méfiée, j’ai peut être cru qu’il se contenterait d’une amitié qui ne profitait qu’à moi.
NIQUE-MOI !
—CHATEAUBRIAND
http://www.youtube.com/watch?v=Cp8sNiOArwo
LA POUPÉE PIÉGÉE
Plus de candeur n’épargne la petite fille puisqu’il est tard et que la machine est lancée.
Toi, la petite poupée, tu ne peux pas y échapper . Le tic-tac angoissant fait résonner tes névroses, tu deviens l’outil de cette industrie des pleurs et la cadence est infernale. Rythmé par un compte à rebours qui ne s’arrêtera pas. Eviter l’inévitable, prévoir l’imprévisible, tel est le métronome de ta vie, contrôler l’incontrôlable, manipuler la créature.
Tu n’es qu’une kamikase qui s’ignore, qui ignore tout, au service de la misère d’ame.
Toi, la bombe mal programmée, quand finiras- tu par … Explose, explose !
Eux en finiront, comme ils de disent, peut être qu’un jour l’un d’eux prendra une valise et un train.
Plus d’exces, plus d’absurdité, la treve de notre passion.
Vous pouvez vous faire du mal et vous aimer, n’aimer rien d’autre, personne.
Les horloges sont toutes arrêter, aucune aiguilles ne bougent, rien ne change. Notre monde est sur pause, stop et puis redémarre.
Tout surmonter, tout omettre, on ne s’aime pas pour le meilleur mais pour le pire.
écrit en 2009
Une vie inutile est une mort anticipée alors sois le changement que tu veux voir dans ce monde